The Rolling Stones

Bonjour à tous ! Je suis heureux de vous annoncer un évènement de taille pour Music U Need : la publication du 100ème article !

Pour cette occasion, j’ai réfléchi longtemps à quoi faire. Une grosse fête où j’aurais invité tous nos lecteurs, un concert d’anniversaire avec les 100 artistes qui ont fait à tour de rôle la première page de notre magazine en ligne, un voyage organisé dans un club de blues à Chicago et puis finalement, j’ai opté pour quelque chose de plus simple il faut bien le dire : un article sur les Rolling Stones !

Bon je dis simple, mais faire un article sur un groupe aussi légendaire, ça prend du temps. Je le commence aujourd’hui alors que le 89ème article vient d’être posté. Autant vous dire que je m’y prend à l’avance. Mais l’expérience m’a montré que parler d’un groupe, de ses influences, ses particularités, cela prend du temps. Pour les Rolling Stones, c’est forcément pire ! Mais je me lance, et nous voici en route avec les pierres qui roulent, un phénomène étonnant et un véritable monument du rock !

The Rolling Stones

Charlie Watts, Keith Richards, Mike Jagger et Ron Wood

Les Rolling Stones c’est une sacrée histoire. Tout le monde connait bien maintenant les quatre bonhommes ci-dessus mais tout le monde ne sait pas que Ron Wood ne faisait pas partie du groupe à l’origine, ou bien que celui-ci a été monté par Brian Jones, guitariste qui finit noyé dans sa piscine dans des circonstances douteuses, après que celui-ci se soit fait évincer du groupe et piquer sa copine par le trop entreprenant Keith. Le monde impitoyable du rock n’ roll, et l’époque glorieuse de l’alcool et des drogues !

On parle là de la période allant de 1962, la formation du groupe, à 1969, durant laquelle les Rolling Stones sont déjà les auteurs d’un paquet d’albums (que je ne veux pas dénombrer, merci de votre compréhension !) connaissant un succès phénoménal dont trois numéros un dans les charts en France et quasiment aussi bien classés en Grande Bretagne et aux États-Unis. Période également du parallèle Rolling Stones/Beatles et de la fameuse différenciation Stones = mauvais garçons, Beatles = gentils garçons. Ce qui n’empêchait cependant pas les membres des deux groupes de consommer des drogues (voir même ensemble) et de bien se tolérer puisqu’ils évitaient de sortir leurs nouvelles productions aux mêmes dates, tolérance qui n’est pas toujours facile dans le monde du rock quand on connait le délire Oasis/Blur pour ne citer qu’eux.

The Rolling Stones

Les Rolling Stones avec Brian Jones. On est encore loin du look de rockeur qu’on leur connait !

Sous le signe du rock n’ roll et rythm n’ blues, cette même période révèle Keith et Mike comme compositeurs et très vite, ce qui participera à la déchéance de Brian Jones au passage, les deux compères se retrouvent aux manettes du groupe. Des morceaux comme (I Can’t Get No) Satisfaction, inventé par mister Richards alors qu’il dormait dans un hôtel, rien que ça ! font fureur et consacrent Jagger et Richards comme leaders des Rolling Stones.

La fin de l’année 1969 marque la sortie de Let It Bleed, avec de superbes titres mais aussi un concert meurtrier qui a marqué les mémoires et a même donné lieu à au moins un film (je n’en ai pas vu d’autre) : Gimme Shelter, titre d’une chanson de l’album pré-cité, qui retrace une partie de la tournée américaine des Stones et le concert de Altamont donc, où un spectateur est tué par balle. On accuse souvent les Hell Angels de ce meurtre, eux-même présents pour la sécurité.  Pourtant, d’après les images que j’ai pu voir dans le film, si ces derniers ont clairement mis de l’huile sur le feu alors que le public commençait à perdre la tête, c’est bien un membre de ce public qui commit le crime. Quoi qu’il en soit, avec quatre morts à son actif, le festival « marquera la fin de l’utopie hippie » comme le dit si bien l’auteur de l’article sur Wikipédia.

La suite de l’histoire est marquée par l’arrivée de Mick Taylor, un petit génie de guitariste aux cheveux longs, qui va donner une nouvelle dimension aux Stones de part son jeu mais aussi de ses compositions. Les excellents albums Sticky Fingers (1971) et Exile On Main Street (1972) sortent, ce dernier enregistré en France dans des conditions très spéciales qui sont décrites dans l’autobiographie de Keith Richards. Le premier contient des titres incontournables tels que Brown Sugar et le second sera remastérisé il n’y a pas si longtemps (2010) du fait de son succès critique quelques quarante ans après sa sortie. Un bon passage pour le groupe, d’autant plus que les Beatles lâchent l’affaire au même moment en se séparant. Soit dit en passant, j’ai vu Mick Taylor en concert avec son propre groupe, je n’ai pas été convaincu !

The Rolling Stones

Les Stones avec Mick Taylor, ça commence déjà à ressembler à du rockeur !

Et nous voilà rendu à l’arrivée de Ron Wood (1974), le petit dernier en quelque sorte hein ! Qui remplacera Mick Taylor quittant le navire pour des raisons pas forcément claires, ce qui expliquera que je n’en citerai aucune ! Cependant, le groupe commence à souffrir des différents problèmes de drogues et d’alcools qui amènent parfois (souvent) la justice à s’en mêler, ce qui a même empêché, les Stones de jouer en France pendant plusieurs années. Enfin des choses pas très belles finalement, qui donneront pour résultat la prise de bec de Jagger et Richards et la séparation du groupe, plutôt forcée qu’officielle (~1986) par le comportement de chacun, allant dans son coin, travailler sur ses projets personnels.

Le retour des Stones viendra le jour où Mick Jagger et Keith Richards accepteront de se revoir aux alentours de 1989, ils signeront alors un contrat très juteux pour une grosse tournée. L’envie de rejouer les prend et la machine est relancée. D’autres albums verront le jour dont Bridge To Babylon qui a bercé mon enfance ! Des tournées vont avec et un beau jour, mes parents m’emmènent les voir dans le carré d’or au Stade de France, un des plus beaux jours de ma vie ! Fallait bien que je le dise 🙂

Donc voilà pour l’histoire des Stones en super résumé. Je ne saurais trop vous dire d’aller lire la biographie de Keith Richards qui est une montagne de trésors pour les fans, avec anecdotes, états d’âmes du musicien à différentes périodes du phénomène Stones etc. Et certains films bien sympathiques tels que Shine A Light de Scorsese, et le Gimme Shelter réalisé en 1970 par David Maysles, Albert Maysles et Charlotte Zwerin, excellent aussi, bien qu’un peu rude forcément.

Pour finir, il me fallait faire le point sur un petit détail, un détail qui m’avait toujours échappé et qu’une personne bien avisée m’a signalé : le bassiste des Rolling Stones. Car souvent je dis « oui, donc le Mick le chanteur, Ron et Keith les guitaristes et Charlie le batteur ». Je ne m’étais jamais demandé « le bassiste ». Il faut donc savoir que pendant trente ans de l’histoire des Rolling Stones, c’est mister Bill Wyman qui assurait à la basse. Il n’est pas étonnant qu’il soit passé inaperçu dans le sens où il était un membre peu intégré des Rolling Stones, plus âgé, également plus posé (malgré son appétit avéré pour les femmes) ce qui explique sans doute le titre de son autobiographie : Stone Alone. Ce monsieur officie maintenant au sein de sa propre formation, Bill Wyman’s Rhythm Kings, à écouter très probablement (je ne m’y suis pas encore collé) !

Ce point éclairci, je vous mets quelques titres à dispositions qui sont bien évidement représentatifs de mes goûts en matière de Stones !

Et tout de suite, direct comme ça ! Jumping Jack Flash, sortie en single en 1968, live tiré du film de Scorsese :

Start Me Up, sortie en 1981 sur l’album Tattoo You, toujours en live :

Brown Sugar, 1971 sur Sticky Fingers, encore et toujours en live parce que c’est meilleur comme ça !

Et enfin, car oui, il faut bien finir, Gimme Shelter, sortie en 1969 sur Let It Bleed, et toujours en live :

Voilà ! Je suis bien conscient que j’aurais pu en faire des tonnes de plus, mais je pense avoir dit l’essentiel pour remettre un peu dans nos esprits qui sont les Rolling Stones, le courant qu’a suivi leur carrière, les monuments du rock qu’ils sont et resteront à jamais. La musique leur doit beaucoup. Nous leur devons beaucoup.

C’est la fin de ce 100ème article, on se retrouve pour le numéro 200 et tous ceux qu’il y aura entre deux ! C’est avec un grand plaisir que je vous dis à la prochaine !

Site officiel

Julio pour Music U Need

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