Pay Your Dues de Wild Dawn

Salutations à tous bande de Johnny !

J’espère que le weekend a été bon, parce que c’est fini ! Mouhahahaha ! … Enfin le mien aussi de weekend il est terminé. Mais quand même pas tout à fait, car pour achever ce Dimanche en beauté, je me suis gardé un petit quelque chose à me mettre sous la dent, un truc plutôt costaud, que j’ai reçu dans ma boite aux lettres Jeudi dernier : le dernier album de Wild Dawn qui paraîtra le 14 Octobre, Pay Your Dues ! Let’s rock mother fuc***s !

Pay Your Dues

Pay Your Dues

Je ne sais pas si vous vous souvenez que j’avais déjà parlé d’eux en fin d’année dernière donc petite piqûre de rappel ! Wild Dawn est un groupe originaire d’Orléans qui s’est monté en 2008 pour faire de la musique « qui leur plaît ». On ne va pas les blâmer les bonhommes ! C’est ainsi que, bien que fortement marqué par un son hard comme pas deux, Wild Dawn évolue dans divers registres en ne se contentant pas de faire un morceau de ci, un morceau de ça mais surtout de mélanger les influences des différents membres du groupe. Double Sided, le premier véritable album, affichait un hard rock avec des grattes super lourdes qui m’avait fait évoquer Metallica, mais qui pouvait aussi faire penser à du Airbourne sur un morceau tel que Now Or Never. Des mélodies typées orientales ramenaient leurs fraises pour notre plus grand plaisir et on sortait de l’écoute avec la banane et la patate, ce qui fait déjà deux fruits/légumes dans la même journée, on n’est pas loin d’une bonne hygiène de vie !

Tout ça pour dire que quand j’ai mis Pay Your Dues dans ma platine,  sachant que les compères de Wild Dawn ne s’enferment pas dans un genre, je m’attendais à des surprises ! Et je n’ai pas été déçu ! Ho non ma bonne dame ! Par contre laissez-moi me libérer d’un poids tout de suite. C’est moins bourrin qu’avant ! Voilà c’est dit ! Mais alors attention la claque musicale. Pour moi, une étape a été franchi par le groupe. Le premier morceau, Back On Track, même s’il ne s’agit pas de mon préféré, annonce la couleur. Du début à la fin on a le droit à des riffs de grattes hyper groovy auquel le chant donne la réplique, le temps de faire monter la sauce pour une partie instrumentale avec un p’tit solo givré de Romain comme il faut, le tout soutenu par une basse et une batterie qui, pour peu qu’on tende l’oreille, ne sont pas en reste ! Le tempo diminue progressivement pour clôturer le morceau et on se dit … Fais péter la suite !!

Et c’est ensuite que j’ai mangé le plus ! Bitter Mind, avec son rythme beaucoup plus soutenu, apporte peut-être ce qu’il me manquait dans Back On Track. A 1:46 on se prend une tatane par un échange guitare/batterie comme on en trouvait dans les vieux disques de rock, hyper bien senti ! La basse renchaîne pour une monté reprise par Greg au chant, et ça fini en explosion musicale ! Un véritable pied ! Ce sont des morceaux comme ça qui redonne foi en la scène française ! Dans la même veine, Sometimes… arrache. On retrouve ce groove, j’ai presque envie de dire bluesy, et pourtant encore porté par un son très électrique et des riffs sentant bon les influences métalistiques ! La fin du morceau à 3:40 ne me fera pas mentir !

Wild Dawn

Wild Dawn

S.A.D Story nous fait croire qu’elle va calmer le jeu mais on sent le ton monter au fur et à mesure du morceau et effectivement, tout part en bonbon à 3:22 avec, après un pont qui annonce, un solo de gratte à se damner, plein de feeling. Petite pause courte mais travaillée avec un son clair sur la gratte, une caisse claire qui s’énerve tranquillement et la basse d’Alex qui nous assure la mélodie avec le chant. Et boom, un dernier refrain pour la route. Pile poil ce qu’il fallait avant de lancer Ain’t life Grand qui signe le retour du son de ouf avec le talkbox qu’on pouvait entendre sur Garden of Madness. Et ouais, j’adore ça ! Egalement une mention spéciale au chant sur les refrains que je trouve impeccable ! Superbe morceau qui reprend les règles des précédents avec des passages plus lents évoquant clairement le genre stoner, un des meilleurs de l’album selon moi.

Plague of the 21st century fait office de coup de pied dans la fourmilière et passe à 200km/h avec son tempo insoutenable ! Un morceau qui va tuer en live, sans aucun doute, mais avec un peu moins de saveur que les précédentes pistes. I’m my own worst enemy, au contraire, dégage une atmosphère toute particulière. Toujours aussi électrique mais avec une rythmique à contre-temps et un registre de desperados crading, J’imagine sans problème les mecs de Wild Dawn nous la jouer à la Clint, version hardos ! Un vrai kiff !

Wild Dawn au Hellfest 2013

Wild Dawn au Hellfest 2013

Continuant dans un style teinté de far west, l’intro acoustique de Ain’t your Life enchaîne impeccablement, pour repartir dans un genre plus classique. Better Days après son intro acoustique également, prend le temps de se construire. Un début sur fond de rythmique tribale (beaucoup de tom basse en somme) laisse place à des couplets doux puis saccadés/énervés, reposant sur la batterie de Morgan. Le refrain, plus posé, plane au dessus de l’ensemble. Beaucoup de changement de ton donc. Un pont sans temps mort en mode rouleau compresseur termine d’étoffer cette pièce de l’album qui illustre parfaitement la richesse de Wild Dawn, encore un morceau que j’ai hâte de voir en live !

Stone Cold Motherfucker confirme le goût pour les ambiances far west (country version pas chiant ?!) du groupe ! Un vrai exercice de style, avec un transition à 0:50 qui accélère le rythme sans rien enlever au charme du morceau et remet les pendules à l’heure : Wild Dawn envoi du lourd et l’envoi à fond la caisse ! Rythmique électrique étouffée accompagnée d’une guitare plus claire jouée au bottleneck (selon moi !), on part loin de notre petite France pour se faire la route 66 en mode barbu ! Je pourrais l’écouter en boucle ! Encore un style maîtrisé pour le quatuor !

Alors forcément la tâche est compliquée pour Let’s Make a Big Mistake, et le morceau se montre effectivement moins percutant, mais balance quelques riffs pas dégueulasses ! Faut pas s’y tromper, ça s’écoute très bien ! Enfin, I hate my Band, pas non plus dans mes préférées, aura le bon goût de finir l’album sur une touche humoristique avec les membres du groupe qui se prennent la gueule en fond sonore sur les trente dernières secondes ! Bien fun !

Voilà, morceau par morceau, mon avis sur Pay Your Dues, le nouveau bébé de Wild Dawn. Mon ressenti global, c’est qu’il s’agit d’un put*** de groupe de hard-blues-rock-métal (pour faire simple) français, qu’ils nous offrent là un album comme on aimerait en voir plein les rayons de disques et que, si jamais j’avais eu un doute, je suis définitivement sûr d’aller les voir le 7 Octobre au Férailleur à Nantes ! Depuis Double Sided, on sent que les choses évoluent. Elles évoluent dans le bon sens, tout en sachant garder les qualités des précédents efforts du groupe ! Bah oui quoi ! Le talkbox est toujours là ! Bref, Wild Dawn, c’est rock n roll, et ça déchire toujours !

Site officiel

Julio pour Music U Need

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